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Inkwell · Édition de bureau

Guide pratique de la mise en page du scénario

Gardez une référence de travail à côté de votre version. Chaque chapitre associe une décision de mise en page à un exemple original, aux alternatives admises et aux questions que les scénaristes se posent ensuite.

Les dates de vérification appartiennent à chaque chapitre. Suivez le lien de l’article pour la version à jour, ou ses liens de sources pour les recommandations d’origine.

1. Appels téléphoniques et intercut

Mettre en page un appel téléphonique et un montage alterné

Établissez ce que le public voit et entend, puis utilisez des en-têtes de séquence clairs ou une indication INTERCUT pour qu’une conversation reste facile à visualiser.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Pour un appel montré dans deux lieux, établissez chaque lieu avec son propre intitulé de scène. Ensuite, soit vous continuez à couper avec des intitulés de scène, soit vous ajoutez une ligne d’action en capitales comme INTERCUT — TELEPHONE CONVERSATION avant d’alterner le dialogue sans autres intitulés. Si le public reste avec un seul interlocuteur, gardez ce lieu et identifiez plutôt la voix à distance.

Sur la page

Établir les deux lieux, puis lancer l’intercut

INT. MARA'S KITCHEN - NIGHT

Mara paces with her phone to her ear.

INT. ELI'S CAR - SAME

Eli watches the warehouse, phone to his ear.

INTERCUT — TELEPHONE CONVERSATION

MARA

Tell me you found it.

ELI

I found the door.

MARA

That wasn't the question.

Pratique actuelle

Établir la géographie avant de l’abréger

Choix courant

Le lecteur doit savoir où se trouve chaque interlocuteur visible avant qu’une indication d’intercut soit utile. Après cette mise en place, répéter des intitulés de scène complets à chaque échange alourdit généralement la lecture sans apporter d’information.

Variantes admises

Rester d’un seul côté

Selon le contexte

Gardez un seul intitulé de scène quand un seul interlocuteur est visible. Signalez la voix à distance par une extension après le nom du personnage et, si c’est utile, par une courte incise de source comme « au téléphone ».

Continuer avec des intitulés de scène

Choix courant

Des intitulés distincts restent un choix clair quand les lieux changent, que l’action visible compte des deux côtés ou que le rythme exact de chaque coupe est important.

Appel à sens unique

Selon le contexte

Si l’autre voix reste volontairement inaudible, écrivez les silences et les réactions du personnage visible dans l’action ou dans de brèves incises. N’inventez pas de dialogue simplement pour combler le silence.

Là où les scénaristes avisés divergent

INTERCUT — TELEPHONE CONVERSATION, INTERCUT CONVERSATION et INTERCUT AS NEEDED se lisent tous bien une fois les lieux établis. Les formes nommées deviennent utiles quand trois lieux ou plus risquent de rendre le schéma ambigu ; un appel ordinaire entre deux personnes n’en a généralement pas besoin.

Erreurs à éviter

  • Employer INTERCUT avant que le lecteur connaisse les deux lieux entre lesquels on alterne.
  • Passer des intitulés de scène à V.O., O.S. et aux incises sans règle visuelle stable.
  • Écrire un long appel comme un bloc de dialogue ininterrompu alors qu’une action importante se déroule dans l’un des lieux.
  • Utiliser SAME comme substitut à la géographie ; il indique une continuité dans le temps, pas l’endroit où se trouve un personnage.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Une version de soumission peut employer la forme la plus légère qui rend l’appel facile à voir et à entendre. Évitez les listes de plans ou les indications de montage qui n’éclairent pas le temps narratif.

Version de production

Dès qu’une équipe de production travaille à partir du scénario, conservez les identités de scène établies et coordonnez les modifications des scènes numérotées. Un intercut n’efface pas l’importance, pour le plan de travail, des lieux introduits avant lui.

Travailler dans Plot

Dans Plot, chaque bout de l’appel est un intitulé de scène, la ligne INTERCUT est de l’action et chaque réplique est du dialogue. La touche Tab vous fait passer de l’un à l’autre pendant la frappe. Les deux lieux apparaissent dans la liste des scènes, et l’intercut se lit exactement comme vous l’avez écrit dans le PDF et dans le fichier FDX remis à la production.

Questions des scénaristes

Faut-il un nouvel intitulé de scène chaque fois que l’on passe d’un interlocuteur à l’autre ?

Non. Établissez une fois les deux lieux avec leurs propres intitulés de scène, puis ajoutez une ligne INTERCUT et laissez le dialogue alterner. Ne revenez aux intitulés complets que si un lieu change ou si quelque chose, à un bout de la ligne, mérite son propre temps visuel.

Comment écrire un appel dont on n’entend qu’un côté ?

Restez dans la scène du personnage visible et écrivez ses silences et ses réactions dans l’action ou dans de courtes incises. Si le public entend bien l’autre voix dans le téléphone, marquez ce nom de personnage V.O. ou ajoutez une incise de source comme (au téléphone).

Comment le lecteur sait-il que l’intercut est terminé ?

Montrez la fin de l’appel dans l’action, ou revenez à un seul intitulé de scène. Dans les deux cas, le lecteur comprend que l’alternance s’est arrêtée et que le fil normal des scènes a repris dans un seul lieu.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

2. V.O. ou O.S.

V.O. ou O.S. : voix off ou dialogue hors champ ?

O.S. désigne un personnage présent dans la scène mais hors du cadre ; V.O. couvre la narration et les voix extérieures au lieu. Avec des exemples de scénario pour les deux.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Utilisez O.S. quand le personnage est physiquement présent dans le lieu de la scène mais invisible dans le cadre du moment, par exemple quand il appelle depuis la pièce voisine. Utilisez V.O. pour une narration, un enregistrement, des pensées rendues audibles ou une voix à distance qui ne fait pas partie de l’espace physique immédiat du lieu. Comme le son d’un téléphone ou d’un appareil peut être traité de plusieurs façons, ajoutez une courte incise de source quand l’extension seule risque d’être mal comprise.

Sur la page

Une scène, deux sources de voix distinctes

INT. ARCHIVE - NIGHT

Mara searches the dark shelves.

ELI (O.S.)

Third aisle. Blue box.

Her recorder clicks on.

MARA (V.O.)

(on the recording)

Inventory, October fourteenth.

Pratique actuelle

L’extension décrit le rapport du son à la scène

Largement attendu

O.S. maintient le personnage qui parle dans la scène physique en cours ; V.O. place la voix en dehors de l’action immédiate à l’écran. Cette distinction aide les lecteurs, les comédiens, le montage et les équipes de production à comprendre ce qui doit être enregistré.

Variantes admises

O.C. à la place de O.S.

Propre au logiciel

Certains modèles de télévision et certaines pratiques régionales emploient O.C. (off camera). Suivez le modèle de livraison s’il en existe un, et ne changez pas de mention en cours de version sans raison.

Son d’un téléphone ou d’un appareil

Selon le contexte

Certains scénaristes emploient V.O. pour un interlocuteur au téléphone ; d’autres comptent sur une incise de source. « (au téléphone) » est utile quand V.O. pourrait sinon se lire comme une narration.

Narration

Choix courant

Un narrateur qui ne parle pas dans le moment montré est normalement marqué V.O., même s’il apparaît ailleurs dans l’histoire.

Là où les scénaristes avisés divergent

Les appels téléphoniques sont le cas limite habituel. Il ne sert à rien de prétendre qu’une extension règle toutes les conventions de production ; choisissez un style maison cohérent et nommez la source du son quand une ambiguïté subsiste.

Erreurs à éviter

  • Employer O.S. pour un narrateur qui n’est pas physiquement dans la scène.
  • Employer V.O. pour quelqu’un qui se trouve juste derrière une porte, ce qui suggère un autre enregistrement ou un autre rapport à l’histoire.
  • Empiler des extensions et des incises qui répètent la même information sans préciser la source.
  • Alterner O.S., O.C. et V.O. pour une même situation au fil de la version.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Choisissez l’extension qui permet au lecteur de comprendre le moment dès la première lecture. Une version de soumission n’a pas besoin d’explications pour le département son au-delà de la source de voix que l’histoire exige.

Version de production

La distinction peut influer sur la façon dont le dialogue est enregistré et planifié. Suivez le modèle de la production et les décisions de la coordination du scénario si elle emploie O.C., un dialogue filtré ou une autre notation établie.

Travailler dans Plot

Dans Plot, tapez V.O. ou O.S. après le nom du personnage. Plot connaît les deux extensions : MARA et MARA (V.O.) restent un seul personnage quand Plot suggère des noms et quand il compte votre distribution. Ajoutez une courte incise, comme « au téléphone », quand elle apprend au lecteur quelque chose que l’extension ne dit pas.

Questions des scénaristes

Quelle différence entre V.O. et O.S. dans un scénario ?

V.O. signifie voice-over (voix off) : une narration, une pensée audible, un enregistrement ou une voix à distance extérieure au lieu montré. O.S. signifie off screen (hors champ) : le personnage qui parle appartient au lieu physique de la scène mais se trouve hors du cadre. Placez l’une ou l’autre extension entre parenthèses après le nom du personnage, au-dessus du dialogue.

Comment écrire un dialogue en V.O. ou en O.S. dans Inkwell Plot ?

Dans Plot, réglez la ligne sur Personnage et tapez le nom avec son extension, comme MARA (V.O.) ou ELI (O.S.). Appuyez sur Entrée pour écrire la réplique en Dialogue. Plot reconnaît l’extension et rattache le nom au même personnage dans les suggestions et le décompte de la distribution. Placez si besoin une source comme (au téléphone) sur une ligne d’Incise.

Comment écrire un dialogue en voix off dans Final Draft ?

Créez un élément Character, tapez le nom du personnage, un espace et une parenthèse ouvrante. Choisissez V.O. dans les options d’extension, puis écrivez la réplique en Dialogue. L’extension se place à côté du nom ; une incise distincte sous le nom peut préciser une source, comme un enregistrement ou un téléphone.

Une voix au téléphone, c’est V.O. ou O.S. ?

Les deux conventions existent. L’interlocuteur n’est pas sur place, donc beaucoup de scénaristes emploient V.O. ; d’autres laissent le nom sans extension et ajoutent (au téléphone). Choisissez une forme pour tous les appels de la version, et ajoutez l’incise de source chaque fois que V.O. pourrait être pris pour une narration.

Que signifie O.C. dans un scénario ?

Off camera, hors caméra. Certains modèles de télévision emploient O.C. là où les scénarios de long métrage écrivent O.S. ; les deux signifient que le personnage est dans la scène mais hors du cadre. Utilisez la mention de votre modèle et ne mélangez pas les deux dans une même version.

La pensée intérieure d’un personnage s’écrit-elle en V.O. ?

Oui, quand le public l’entend. Une pensée rendue sous forme de parole audible prend V.O., car elle n’est pas prononcée à voix haute dans le moment montré. Si le public n’entend jamais la pensée, montrez-la plutôt par le comportement, dans l’action.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

Pour aller plus loin

3. Messages texte

Mettre en page des SMS dans un scénario

Placez les messages lisibles à l’écran dans l’action, identifiez l’expéditeur si besoin et gardez un seul modèle plutôt que de déguiser du texte muet en dialogue.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Écrivez un message texte comme une information visible dans l’action, sauf si une voix le prononce réellement. Présentez l’appareil ou la notification, identifiez l’expéditeur et donnez les mots exacts que le public doit lire. Des mentions comme ON SCREEN, TEXT FROM ELI ou ELI’S TEXT fonctionnent toutes, à condition de les employer de façon cohérente.

Sur la page

Un échange lisible, sans faux dialogue

INT. LAST TRAIN - NIGHT

Mara's phone lights her face.

TEXT FROM ELI: Don't get off at Harbor.

She types, deletes, then sends:

MARA'S TEXT: Too late.

Pratique actuelle

Garder les mots dans l’action et le modèle cohérent

Choix courant

Les marges de l’action signalent que le public voit une information au lieu d’entendre un dialogue. Une mention courte et répétée permet à l’œil de reconnaître rapidement chaque message suivant.

Variantes admises

Message dans le texte

Selon le contexte

Un message très court peut figurer dans le même paragraphe d’action que la notification, quand la lecture reste fluide et que la présentation exacte à l’écran importe peu.

Ligne de message dédiée

Choix courant

Placez la mention et le message sur leurs propres lignes d’action quand la formulation est un temps de l’histoire ou que plusieurs échanges doivent se parcourir vite.

Parole ou V.O.

Selon le contexte

N’utilisez le dialogue que si un personnage ou une voix de synthèse lit vraiment le message à voix haute. Le texte visible peut tout de même nécessiter une ligne d’action si le public le voit aussi.

Là où les scénaristes avisés divergent

Les scénaristes distinguent visuellement les messages par le gras, l’italique, le texte centré, des bulles ou de simples mentions. Ce sont des choix de présentation, pas des éléments au sens universel. La clarté et la cohérence comptent plus que l’imitation d’une interface de téléphone précise sur la page.

Erreurs à éviter

  • Placer des messages muets sous des noms de personnage, ce qui habitue le lecteur à entendre une parole absente.
  • Alterner entre TEXT, SUPER, INSERT et une indentation maison pour une même conversation sur un appareil.
  • Reproduire des détails d’interface décoratifs qui ne changent rien au temps narratif.
  • Ne pas identifier l’expéditeur quand le public a besoin de cette information.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Préférez un modèle simple fondé sur l’action, qui reste lisible en PDF et ne dépend ni de la couleur, ni d’une police particulière, ni d’un visuel en forme d’appareil.

Version de production

Si l’interface exacte, le minutage ou la formulation deviennent une exigence pour les graphismes d’écran, la production peut ajouter des détails de design et de plan sans modifier l’information narrative de la version de soumission.

Travailler dans Plot

Dans Plot, écrivez la mention du message et ses mots comme de l’action, et gardez le dialogue pour les paroles prononcées à voix haute. L’échange se lit de la même façon dans l’éditeur, dans le PDF et dans le FDX : chaque lecteur voit les messages tels que vous les avez écrits.

Questions des scénaristes

Faut-il écrire les SMS comme du dialogue ?

Seulement si une voix les lit vraiment à haute voix. Un message muet que le public lit à l’écran appartient à l’action ; le placer sous un nom de personnage indique au lecteur que quelqu’un parle.

Comment mettre en page une conversation par SMS ?

Présentez le téléphone une fois, puis donnez à chaque message sa propre ligne d’action avec une mention courte et répétée, comme TEXT FROM ELI ou MARA’S TEXT. Cette mention constante permet au lecteur de parcourir l’échange sans interface de téléphone dessinée.

Puis-je utiliser SUPER pour un SMS ?

Choisissez un modèle par appareil et tenez-vous-y. SUPER désigne généralement des mots incrustés sur l’image, comme un carton de lieu ; le mélanger avec TEXT et INSERT pour un même téléphone oblige le lecteur à s’arrêter pour décoder votre convention.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

4. Montage

Mettre en page un montage dans un scénario

Annoncez le montage, organisez ses temps visuels dans l’action et terminez-le nettement quand le lecteur ne saurait pas, sinon, où reprend le fil des scènes.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Pour un montage court dans un seul lieu, une introduction en capitales dans l’action suivie de temps visuels concis suffit généralement. Pour un montage plus long sur plusieurs lieux, marquez le début, donnez à chaque temps un mini-intitulé ou une indication de lieu sans ambiguïté, et marquez la fin. La mise en page doit révéler la logique visuelle de la séquence, pas dicter chaque coupe.

Sur la page

Un montage sur plusieurs lieux, avec une limite nette

MONTAGE - MARA LEARNS THE ROUTE

— PLATFORM: She times the final train.

— SERVICE TUNNEL: She marks each locked gate.

— ROOFTOP: The harbor lights blink out, one row at a time.

END MONTAGE

Pratique actuelle

Adapter le cadre à la séquence

Selon le contexte

Un montage d’une phrase n’a pas besoin d’un bloc formel. Une séquence complexe gagne à avoir des marques de début et de fin visibles, et des temps qui situent le lieu. Les deux sont admis dès lors que le lecteur suit le temps, le lieu et la progression.

Variantes admises

Montage en une ligne

Choix courant

Utilisez une seule phrase d’action quand la séquence est répétitive, brève et n’a pas besoin de temps narratifs distincts, par exemple une série d’auditions ratées.

Mini-intitulés ou intitulés de scène complets

Selon le contexte

Les mini-intitulés gardent une séquence rapide compacte. Les intitulés complets sont plus clairs quand les lieux comptent pour le plan de travail, que la séquence contient du dialogue ou que chaque temps se comporte comme une scène.

SERIES OF SHOTS

Choix courant

Certains scénaristes emploient SERIES OF SHOTS pour des images liées qui ne supposent pas la même compression du temps. Les termes se recoupent dans la pratique : décrivez donc la progression voulue plutôt que de vous fier au seul intitulé.

Là où les scénaristes avisés divergent

Il n’existe pas de modèle de montage obligatoire. La limite utile est la compréhension du lecteur : la séquence doit montrer ce qui change, où cela se passe et quand reprend le fil normal des scènes.

Erreurs à éviter

  • Écrire des temps génériques qui répètent l’intitulé sans montrer de progression.
  • Changer de lieu sans l’indiquer, ce qui oblige le lecteur à reconstituer la géographie.
  • Employer des dizaines d’intitulés de scène complets pour une séquence dont le but est la vitesse, ou réduire des scènes importantes pour la production à de vagues tirets.
  • Ouvrir un bloc de montage formel sans jamais en signaler la fin.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Une version de soumission doit privilégier l’expérience du lecteur. Gardez la séquence épurée, visuelle et précise ; évitez de découper plan par plan, sauf si un plan est lui-même le temps narratif.

Version de production

Quand chaque temps du montage nécessite son propre plan de travail, son lieu, sa distribution ou son numéro de scène, transformez ces temps en intitulés de scène reconnaissables par la production, en accord avec l’équipe de production.

Travailler dans Plot

Dans Plot, les marques MONTAGE et END MONTAGE et chaque temps précédé d’un tiret sont de l’action. Donnez à un temps un intitulé de scène complet quand son lieu a sa place dans la liste des scènes et le dépouillement ; gardez un mini-intitulé dans l’action quand le rythme de lecture compte davantage.

Questions des scénaristes

Quelle différence entre un montage et une série de plans ?

Les termes se recoupent. On emploie généralement MONTAGE pour une séquence qui comprime le temps ou montre un progrès, et SERIES OF SHOTS pour des images liées qui ne supposent pas la même compression. Décrivez la progression voulue plutôt que de compter sur l’intitulé pour la porter.

Dois-je écrire END MONTAGE ?

Seulement si le lecteur risquerait sinon de ne pas voir où reprend le fil normal des scènes. Un montage d’une ligne n’a pas besoin de marque de fin ; un bloc plus long sur plusieurs lieux devrait se terminer par END MONTAGE ou par un intitulé de scène qui prend clairement le relais.

Un montage peut-il contenir du dialogue ?

Oui, mais une réplique signifie généralement qu’un temps se comporte comme une scène. Quand un temps a besoin de paroles, d’un lieu qui compte ou de sa propre place dans le plan de travail, donnez-lui un intitulé de scène complet plutôt qu’un mini-intitulé précédé d’un tiret.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

5. Flash-back

Mettre en page les flash-back et les séquences de souvenir

Rendez le saut dans le temps explicite dans l’en-tête de séquence ou dans l’action, puis revenez clairement au présent quand la transition risquerait de passer inaperçue.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Pour un flash-back d’une seule scène, nommez le saut dans le temps dans l’intitulé de scène avec TEN YEARS EARLIER, une date ou une autre indication précise, puis rendez l’intitulé du retour tout aussi clair avec PRESENT si besoin. Pour une image brève, une indication dans l’action peut suffire. Si plus d’une scène se situe dans le passé, utilisez un bloc clairement délimité par FLASHBACK et END FLASHBACK, pour que le lecteur n’ait jamais à deviner quelle ligne temporelle est active.

Sur la page

Un saut dans le temps d’une scène, nommé dans les deux intitulés

EXT. HARBOR ROAD - NIGHT - TEN YEARS EARLIER

A younger Mara watches the ferry pull away.

MARA

Wait.

INT. LAST TRAIN - NIGHT - PRESENT

The closing doors snap Mara back to the present.

Pratique actuelle

Nommer le saut dans le temps dès la première ambiguïté

Choix courant

Le lecteur doit reconnaître le passage dans le passé avant d’interpréter la scène. Un suffixe dans l’intitulé suffit pour une scène ; des marqueurs explicites de début et de fin sont plus sûrs pour une séquence.

Variantes admises

Suffixe dans l’intitulé

Selon le contexte

Ajoutez FLASHBACK, YEARS EARLIER ou une date précise à l’intitulé de scène quand une seule scène porte le saut dans le temps et que le retour ressort clairement de l’intitulé suivant.

Bloc de flash-back

Choix courant

Placez FLASHBACK et END FLASHBACK autour de plusieurs scènes, ou quand le cadre du présent reprend sans un intitulé qui l’explique de lui-même.

Image de souvenir rapide

Selon le contexte

Une courte indication dans l’action, du type A FLASH OF, peut porter une seule image sans fabriquer une scène complète. Revenez aussitôt à l’action en cours.

Là où les scénaristes avisés divergent

Certains scénaristes mettent les flash-back en italique ou utilisent des transitions comme BACK TO PRESENT. Ces procédés peuvent aider, mais ils sont facultatifs. La typographie seule est un signal temporel faible, car elle peut se perdre à l’import ou à l’export.

Erreurs à éviter

  • Révéler qu’une scène était un flash-back seulement après que le lecteur l’a mal lue.
  • Compter sur l’italique sur plusieurs pages sans indication temporelle dans le texte.
  • Employer FLASHBACK, DREAM, MEMORY et VISION indifféremment alors que l’histoire les distingue.
  • Laisser une séquence de plusieurs scènes sans retour explicite au présent.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Utilisez la notation la plus légère qui rend la ligne temporelle immédiate. Le lecteur ne devrait avoir besoin ni de couleur, ni de marques de révision, ni de métadonnées de production pour comprendre la transition.

Version de production

Les scènes d’époque passée influent souvent sur la distribution, les costumes, les décors et le dépouillement des lieux. Gardez des intitulés de scène complets là où ces distinctions doivent rester visibles pour les outils de production.

Travailler dans Plot

Dans Plot, placez un saut dans le temps d’une scène directement dans son intitulé de scène, par exemple TEN YEARS EARLIER, et rendez le retour tout aussi explicite : la liste des scènes montre alors exactement où l’histoire quitte le présent et où elle y revient. Pour une séquence plus longue, encadrez des scènes ordinaires avec des marqueurs dans l’action.

Questions des scénaristes

Faut-il écrire FLASHBACK dans l’intitulé de scène ?

Cela fonctionne pour une seule scène, mais une indication concrète comme TEN YEARS EARLIER ou une date en dit généralement plus au lecteur. Quand plusieurs scènes du passé se suivent, encadrez-les avec FLASHBACK et END FLASHBACK pour que la ligne temporelle active ne fasse jamais de doute.

Comment revenir au présent après un flash-back ?

Rendez le retour aussi explicite que le départ : un intitulé de scène marqué PRESENT, une ligne END FLASHBACK, ou un intitulé dont le moment et le lieu sont indiscutablement actuels. Le lecteur ne devrait jamais apprendre qu’une scène se passait dans le passé seulement après l’avoir mal lue.

Une séquence de rêve se met-elle en page comme un flash-back ?

Le mécanisme est semblable : marquez où elle commence et où la réalité reprend. Mais étiquetez un rêve comme un rêve. Les histoires traitent généralement le souvenir et l’imagination différemment, et un lecteur qui confond l’un avec l’autre lit mal la scène.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

6. Pages de titre et anonymat

Pages de titre de scénario et candidatures anonymes

Gardez une page de titre principale avec auteur et coordonnées, mais créez un PDF anonyme distinct chaque fois que le règlement de candidature en vigueur l’exige.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Une page de titre de scénario spéculatif comporte généralement le titre, la mention d’écriture, le nom de l’auteur et ses coordonnées. Les programmes anonymes sont une exception, pas une règle universelle de page de titre : suivez les instructions en vigueur pour cette candidature précise et retirez les informations identifiantes partout où elles le demandent. Conservez une version principale nominative, pour qu’un export anonyme ne devienne jamais votre seule copie.

Sur la page

Une page de titre principale classique, avec nom

NIGHT FERRY

Written by

Mara Example

Mara Example mara@example.com

Pratique actuelle

Les consignes de candidature priment sur les conseils généraux

Pratique en évolution

Les programmes changent de partenaires, de plateformes, de conditions d’admissibilité et d’exigences de fichiers. Relisez le règlement officiel juste avant l’export ; ne vous fiez ni à la liste de l’année précédente ni à la politique d’anonymat d’un autre concours.

Variantes admises

Version principale nominative

Largement attendu

Gardez dans la version de travail une page de titre complète avec l’auteur ou l’équipe d’auteurs exactement crédités et un moyen de contact à jour.

Copie de candidature anonyme

Selon le contexte

Quand le règlement impose une lecture à l’aveugle, exportez une copie distincte sans les champs d’identité indiqués. Vérifiez les en-têtes, les pieds de page, le nom du fichier, les métadonnées intégrées au PDF et les coordonnées de la page de titre, pas seulement le nom centré.

Dépôt et détails de version facultatifs

Selon le contexte

Numéros de dépôt, représentation, crédits de source et dates de version n’ont leur place que s’ils aident le destinataire ou qu’un modèle fourni les demande. Gardez le titre et la signature centrés, et les coordonnées lisibles en bas à gauche.

Là où les scénaristes avisés divergent

Les détails facultatifs (numéros de dépôt, mentions de copyright, représentation, étiquettes de version, images ou typographie décorative) varient selon le marché et le destinataire. Une page de titre sobre se lit partout ; un modèle de candidature imposé l’emporte toujours.

Erreurs à éviter

  • Supposer que tous les concours sont anonymes, ou qu’aucun ne l’est.
  • Retirer le nom de l’auteur mais laisser des coordonnées, des en-têtes, des noms de fichier ou des métadonnées PDF qui l’identifient.
  • Écraser la version principale nominative avec la copie destinée à la lecture à l’aveugle.
  • Ajouter des logos, des illustrations ou une typographie qu’une plateforme refuse ou qui rendent la page de titre moins lisible.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Considérez la page officielle de l’appel et la plateforme comme le contrat en vigueur. Vérifiez à chaque candidature l’anonymat, le nombre de pages, le nommage des fichiers, la taille du PDF, l’attribution et les déclarations relatives à l’IA.

Version de production

Les versions de production utilisent une titularité nominative, des dates de version, des informations de révision et des contrôles de diffusion. Ne reportez pas dans la version principale de production les omissions exigées par la lecture à l’aveugle d’un concours.

Travailler dans Plot

La vérification avant soumission de Plot contrôle la page de titre, l’attribution, les coordonnées et le nombre de pages avant l’envoi. Pour une lecture à l’aveugle, désactivez la page de titre visible et les propriétés de fichier titre et auteur : le PDF sort sans aucun nom, ni dans ses pages ni dans ses propriétés, avec un nom de fichier neutre, tandis que les informations de votre page de titre restent dans la version pour la prochaine candidature.

Questions des scénaristes

Que met-on sur la page de titre d’un scénario ?

Le titre, une mention d’écriture comme Written by, le nom de l’auteur et ses coordonnées en bas à gauche. Numéros de dépôt, représentation et dates de version sont facultatifs et n’y figurent que s’ils aident le destinataire ou qu’un modèle fourni les demande.

La page de titre d’un scénario spéculatif doit-elle porter une date de version ?

Seulement si le destinataire ou un modèle fourni la demande. Les dates de version et de révision sont vraiment utiles dans les versions de production, où plusieurs versions circulent à la fois ; un lecteur qui évalue un scénario spéculatif en a rarement besoin.

Comment rendre un scénario anonyme pour un concours ?

Exportez une copie distincte et retirez chaque élément identifiant cité par le règlement : le nom et les coordonnées de la page de titre, les en-têtes et pieds de page, le nom du fichier et les propriétés du document PDF. Laissez intacte la version principale nominative, pour que la copie anonyme ne devienne jamais votre seule version.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

Pour aller plus loin

  • Centre de candidature pour scénarios

    Des fiches datées de résidences et de concours, avec leurs règles actuelles sur les fichiers et l’anonymat.

    https://www.inkwell.software/fr/resources/submissions

7. Numéros de scène et production

Numéroter les scènes d’un scénario pour la production

Quand ajouter des numéros de scène, comment fonctionnent les pages verrouillées et les scènes A/B, et pourquoi les spec scripts s’en passent souvent. Avec exemples et conseils de révision.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Une version de soumission ou de lecture n’a normalement pas besoin de numéros de scène. Numérotez les scènes quand la version entre dans un processus de production ou qu’un destinataire le demande expressément. Après la numérotation et le verrouillage des pages, conservez les identités existantes : les scènes insérées reçoivent un suffixe et les scènes supprimées restent comptabilisées, plutôt que d’obliger chaque département à adopter de nouvelles références.

Sur la page

Numéros de scène de production dans les deux marges
Scène 24 : INT. ARCHIVE - NIGHT

Mara opens the blue box.

Scène 24A : INT. ARCHIVE STAIRWELL - CONTINUOUS

Footsteps climb toward her.

Scène 25 : OMITTED

Pratique actuelle

Des références stables comptent plus qu’une renumérotation bien rangée

Propre à la production

Plans de travail, feuilles de service, dépouillements, sides et notes des départements renvoient aux identités des scènes et des pages. Une fois ces références en circulation, les conserver évite qu’une révision rende ambigus tous les documents liés.

Variantes admises

Version spéculative ou de soumission non numérotée

Largement attendu

Sauf si un destinataire demande des numéros, gardez la version de lecture épurée. Les numéros de scène et les traces de pages verrouillées suggèrent un état de production dont la plupart des lecteurs d’une soumission n’ont pas besoin.

Les numéros apparaissent dans les deux marges

Propre à la production

Une version de tournage répète par convention chaque numéro de scène à gauche et à droite de son intitulé. La référence est ainsi visible des deux côtés d’une page imprimée ou annotée.

Scènes insérées et supprimées

Propre à la production

Les nouvelles scènes reçoivent généralement un suffixe entre les numéros existants. Les scènes de production supprimées restent marquées OMITTED, pour que les collaborateurs sachent que le numéro a été retiré volontairement et ne manque pas par erreur.

Là où les scénaristes avisés divergent

Certains scénaristes numérotent leurs versions privées pour s’y retrouver, et certains modèles de séries ou de commandes exigent des numéros plus tôt. Cette commodité locale n’a rien à voir avec le verrouillage d’une version de tournage diffusée ; suivez le processus du destinataire, c’est lui qui décide quand un scénario entre en production.

Erreurs à éviter

  • Numéroter un spec script parce que cela fait plus professionnel, même quand aucun destinataire ne l’a demandé.
  • Renuméroter toutes les scènes suivantes après une insertion alors que les plans de travail et les dépouillements citent déjà les anciens numéros.
  • Supprimer une scène de production numérotée sans repère OMITTED.
  • Confondre la pagination verrouillée avec une protection par mot de passe ou une validation éditoriale.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Exportez un PDF non numéroté, sauf si l’appel en cours, la résidence, le studio ou le devoir demande expressément une version numérotée. Retirez les traces de révision de production que le destinataire n’a pas demandé à examiner.

Version de production

Coordonnez la numérotation, le verrouillage des pages, les pages A, les scènes supprimées, les séries de révisions et les dates de diffusion avec la coordination du scénario ou le bureau de production, qui décide quand une version est officiellement diffusée.

Travailler dans Plot

Plot garde une version de lecture épurée et une version de production stable. Un PDF de version d’auteur n’imprime aucun numéro de scène, et la vérification avant soumission signale ceux qui figureraient dans une copie que vous vous apprêtez à envoyer. Quand le scénario passe en production, ouvrez les Réglages du document et choisissez Appliquer la numérotation. Les références existantes ne changent pas et les scènes insérées reçoivent des numéros avec lettre, comme 24A. Verrouillez la version : les pages de révision impriment les numéros dans les deux marges, marquent chaque ligne révisée d’un astérisque et indiquent la couleur et la date de la révision dans l’en-tête de page. Les numéros apparaissent dans la liste des scènes et passent par le FDX jusqu’au bureau de production.

Questions des scénaristes

Comment ajouter des numéros de scène dans Inkwell Plot ?

Ouvrez les Réglages du document depuis la barre latérale Document ou la palette de commandes, vérifiez l’aperçu dans l’onglet Scénario et choisissez Appliquer la numérotation. Plot conserve les références existantes et donne aux scènes insérées des numéros avec lettre, comme 24A. Un seul Annuler défait la numérotation. Les numéros passent dans le FDX ; un PDF de version d’auteur reste non numéroté, tandis qu’une révision de production verrouillée les imprime dans les deux marges.

Comment ajouter des numéros de scène dans Final Draft ?

Choisissez Scene Numbers dans le menu Production. Choisissez Scene Heading comme élément, activez Number/Renumber, définissez le numéro de départ et validez. Le départ par défaut est 1. Pour ne numéroter qu’à partir du curseur, activez Number from Current Scene. Final Draft numérote quand vous lancez cette commande ; il ne numérote pas automatiquement chaque nouvelle scène pendant la frappe.

Comment garder les numéros de scène existants en ajoutant une scène dans Final Draft ?

Dans Final Draft, choisissez Scene Numbers dans le menu Production en activant Keep Existing Numbers. Les références existantes restent en place et les scènes insérées reçoivent un suffixe en lettre entre elles. Vérifiez cette option avant de valider : renuméroter une version diffusée peut invalider des références dans les plans de travail, les sides et les dépouillements.

Comment masquer les numéros de scène sans les supprimer dans Final Draft ?

Dans Final Draft, choisissez Scene Numbers dans le menu Production, ouvrez Options et désactivez l’affichage des numéros à gauche et à droite. Les numéros restent attribués et peuvent être réaffichés. Remove Numbers, en revanche, supprime les attributions. Pour une copie de soumission, exportez un PDF distinct avec les numéros masqués et vérifiez les pages obtenues.

Un spec script doit-il avoir des numéros de scène ?

En général, non. Laissez une version de lecture sans numéros, sauf si le destinataire en demande. Les numéros de scène signalent une version de production, où les plans de travail, les feuilles de service et les dépouillements ont besoin de références stables.

Que deviennent les numéros de scène quand on ajoute une scène après le verrouillage ?

La nouvelle scène reçoit un suffixe entre les numéros existants (une scène insérée après la 24 devient 24A), si bien que tous les numéros suivants, et tous les documents qui en citent déjà un, restent valables.

Que signifie OMITTED dans une version de tournage ?

Une scène numérotée a été coupée. Son numéro reste en place, marqué OMITTED, pour que l’équipe sache qu’elle a été retirée volontairement et que les scènes suivantes gardent les numéros que tout le monde utilise déjà.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

Pour aller plus loin

8. Dialogue double et chevauché

Mettre en page un dialogue double dans un scénario

Mettez en page deux personnages qui parlent en même temps, créez un dialogue double dans Inkwell Plot ou Final Draft, et voyez quand une interruption marche mieux en dialogue empilé.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Utilisez le dialogue double quand deux personnages parlent en même temps et que le lecteur doit vivre les deux répliques simultanément. Placez côte à côte les deux blocs complets, chacun avec son nom de personnage et son dialogue. Pour une interruption, un bref chevauchement ou un personnage qui en coupe un autre, gardez le dialogue empilé et employez un tiret cadratin ou un bref temps d’action : des colonnes côte à côte suggèrent une simultanéité soutenue, pas un simple échange rapide.

Sur la page

Deux répliques qui tombent au même moment

INT. SERVICE ELEVATOR - NIGHT

The elevator shudders to a stop.

MARA et ELI parlent en même temps.

MARA

Don't touch the red button.

ELI

Which one is the emergency brake?

The red button lights by itself.

Pratique actuelle

Réserver les colonnes à une simultanéité qui compte

Choix courant

Le dialogue double est une convention visuelle familière pour la parole simultanée. Comme deux colonnes ralentissent l’œil et compliquent la pagination, il fonctionne surtout quand entendre les deux répliques ensemble crée la blague, le conflit ou l’information dont le moment dépend.

Variantes admises

Une réplique coupée

Choix courant

Terminez la réplique interrompue par un tiret cadratin, puis placez en dessous le nom du personnage qui interrompt. L’ordre vertical indique exactement au lecteur quand la main passe dans l’échange.

Bref chevauchement

Selon le contexte

Une courte incise comme « overlapping » peut éclairer un moment qui commence avant que la réplique précédente soit tout à fait finie, sans justifier deux colonnes soutenues.

Synchronisation du dialogue dans un scénario verrouillé

Propre à la production

Une production peut annoter un chevauchement précis ou un dialogue partagé pour l’enregistrement et le découpage. Une fois que la série a établi son scénario et son déroulement son, suivez-les.

Là où les scénaristes avisés divergent

Les scénaristes ne s’accordent pas sur la durée qu’un chevauchement doit atteindre pour que le dialogue double justifie son poids visuel. Le bon critère n’est pas un nombre de lignes : si le public doit entendre les deux répliques comme un seul temps simultané, les colonnes aident ; si une réplique interrompt l’autre ou y répond, le dialogue empilé est généralement plus clair.

Erreurs à éviter

  • Employer le dialogue double pour un échange rapide qui reste séquentiel.
  • Placer trois personnages ou plus dans des colonnes improvisées qui deviennent illisibles ou cassent à l’export.
  • Commencer un bloc côte à côte sans indiquer clairement quel dialogue appartient à quel personnage.
  • Utiliser ensemble une incise, un tiret cadratin et un dialogue double pour signaler trois fois le même chevauchement.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Employez le dialogue double avec parcimonie dans une version de lecture et vérifiez le PDF exporté au véritable saut de page. Si une interruption se lit clairement en dialogue empilé, préférez cette solution plus légère.

Version de production

Préservez la structure de dialogue appariée quand le scénario entre en production, car elle peut influer sur le rythme du jeu, le découpage et le son. Coordonnez les changements tardifs de pagination dans une version verrouillée.

Travailler dans Plot

Dans Plot, écrivez les deux répliques comme un dialogue ordinaire, placez le curseur dans la première et appuyez sur ⌘D. Plot les associe en dialogue double, le PDF les imprime côte à côte, et la paire voyage vers Final Draft et en revient sous forme de dialogue côte à côte.

Questions des scénaristes

Comment créer un dialogue double dans Inkwell Plot ?

Écrivez les deux noms de personnage et leurs répliques l’un après l’autre dans Plot, placez le curseur dans la première réplique et activez le dialogue double. Sur Mac, appuyez sur Commande + D. Plot associe les répliques, les imprime côte à côte en PDF et conserve la paire à l’import depuis Final Draft comme à l’export. Désactivez-le pour revenir à un dialogue empilé.

Comment créer un dialogue double dans Final Draft ?

Écrivez les deux noms de personnage et leurs répliques l’un après l’autre. Placez le curseur dans le nom du premier personnage et choisissez Dual Dialogue dans le menu Format. Les raccourcis de la version de bureau sont Commande + D sur Mac et Ctrl + Alt + D sous Windows. Les deux répliques apparaissent alors côte à côte ; vérifiez le PDF exporté si l’échange atteint un saut de page.

Comment écrire deux personnages qui parlent en même temps ?

Placez leurs répliques côte à côte en dialogue double : chaque nom de personnage avec ses lignes dans sa propre colonne, les deux commençant à la même hauteur. Ne l’employez que si le public doit entendre les deux répliques à la fois. Pour une interruption, empilez les lignes et coupez le premier personnage avec un tiret cadratin.

Un dialogue double peut-il avoir plus de deux personnages ?

Le dialogue double standard compte deux colonnes. Pour trois voix ou plus à la fois, décrivez le chevauchement dans l’action, ou utilisez un nom partagé comme ALL pour une réplique dite ensemble, au lieu d’improviser des colonnes supplémentaires qui deviennent illisibles ou cassent à l’export.

Que signifie (overlapping) sous un nom de personnage ?

La réplique commence avant que le personnage précédent ait fini. Cela convient à un bref chevauchement qui ne justifie pas deux colonnes soutenues : le lecteur entend une réplique empiéter sur la suivante plutôt que deux répliques courir ensemble.

Le dialogue double survit-il à un passage entre Final Draft et Plot ?

Oui. Les répliques appariées d’un fichier Final Draft s’importent dans Plot comme une paire et repartent en FDX sous forme de dialogue côte à côte, si bien que les colonnes sont toujours des colonnes quand le bureau ouvre le fichier.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

Pour aller plus loin

9. Langue étrangère et sous-titres

Mettre en page un dialogue en langue étrangère et des sous-titres

Indiquez quelle langue est parlée et si le public la comprend, puis écrivez la traduction lisible sans répéter l’indication à chaque réplique.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Quand le public comprend le dialogue grâce aux sous-titres, établissez la langue parlée dans l’action ou par une incise, puis écrivez le dialogue traduit dans la langue de lecture du scénario. Précisez qu’il est sous-titré quand cette expérience de visionnage compte. Quand le public n’est pas censé comprendre, décrivez la langue et la réaction de celui qui écoute plutôt que de fournir une traduction que le spectateur ne recevra jamais.

Sur la page

Établir la langue une fois, puis laisser la scène se lire

INT. NIGHT MARKET - NIGHT

Mara answers the vendor in Mandarin. Their exchange is SUBTITLED.

MARA

Who sold you this watch?

VENDOR

Someone who knew you'd come.

Pratique actuelle

Écrire pour ce que le public peut comprendre

Selon le contexte

Le scénario reste normalement lisible pour son lecteur visé, tandis qu’une indication concise définit la langue entendue à l’écran. La scène doit aussi faire comprendre si les spectateurs ont des sous-titres, une compréhension partielle ou aucune traduction.

Variantes admises

Une seule mise en place pour tout l’échange

Choix courant

Une ligne d’action qui établit la langue et les sous-titres peut régir le dialogue suivant jusqu’à ce que la langue ou le rapport au public change.

Un rappel au niveau du personnage

Selon le contexte

Utilisez une courte incise comme « en espagnol » quand un personnage change de langue en pleine scène ou que le changement risquerait de passer inaperçu. La répéter sous chaque nom de personnage ajoute du bruit.

Paroles volontairement non traduites

Selon le contexte

Si l’enjeu est qu’un personnage point de vue ne comprend pas, décrivez les paroles et les mots ou réactions reconnaissables plutôt que de donner au lecteur une fausse traduction complète.

Là où les scénaristes avisés divergent

Certaines versions utilisent une extension au nom du personnage, d’autres la première incise, d’autres encore établissent la langue dans l’action. Tout cela peut se lire proprement. La distinction importante sépare la langue parlée de l’information que reçoit le public ; on ne devrait pas demander à la seule typographie d’expliquer les deux.

Erreurs à éviter

  • Écrire chaque réplique traduite dans une langue que le lecteur visé du scénario ne peut pas évaluer.
  • Ajouter « en espagnol » sous chaque nom de personnage alors que la langue est déjà établie.
  • Employer V.O. pour signifier une langue étrangère ; V.O. décrit le rapport de la voix à la scène montrée, pas sa langue.
  • Fournir un dialogue traduit quand l’histoire repose sur le fait que le public ne le comprend pas.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Écrivez la version dans la langue exigée par le destinataire et rendez toute autre langue parlée lisible grâce à une convention de traduction cohérente. Vérifiez les règles de soumission en vigueur avant d’envoyer un scénario multilingue.

Version de production

Une version de production peut ajouter des notes de traduction, de dialecte, de sous-titrage et de localisation en dehors du fil de lecture. Faites valider la formulation finale par les spécialistes de la langue concernée plutôt que de traiter la traduction de la soumission comme un dialogue verrouillé.

Travailler dans Plot

Dans Plot, établissez la langue parlée une seule fois, dans l’action ou dans une courte incise sur la première réplique, et écrivez les paroles traduites comme un dialogue ordinaire. L’échange se lit comme une seule conversation dans l’éditeur, le PDF et le FDX, et V.O. et O.S. restent libres d’indiquer d’où vient chaque voix.

Questions des scénaristes

Faut-il écrire un dialogue en langue étrangère dans cette langue ?

Généralement non. Écrivez le dialogue dans la langue de lecture du scénario et établissez quelle langue est réellement parlée. L’exception concerne les paroles que le public n’est pas censé comprendre : décrivez-les, ainsi que la réaction de celui qui écoute, au lieu de les traduire.

Comment indiquer qu’un dialogue est sous-titré ?

Dites-le une fois, dans l’action, comme « Their exchange is SUBTITLED. » dans l’exemple, ou dans une incise sur la première réplique, puis laissez courir le dialogue traduit. Ne répétez la note que si la langue ou la compréhension du public change.

Faut-il écrire (en espagnol) sous chaque nom de personnage ?

Non. Établissez la langue une fois pour l’échange et n’ajoutez une incise sous le nom que si un personnage change de langue en pleine scène ou que le changement risquerait de passer inaperçu.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

10. Inserts, écrans et textes

Mettre en page un plan d’INSERT, des écrans et des lettres

Placez dans l’action les mots exacts que le public doit lire, et réservez l’INSERT aux cas où le changement d’emphase visuelle compte en lui-même.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Présentez l’objet ou l’écran dans l’action, puis ne reproduisez que les mots que le public doit pouvoir lire. Utilisez une mention claire comme INSERT — THE NOTE ou ON MARA’S LAPTOP quand le plan rapproché compte ; sinon, gardez l’information dans un paragraphe d’action ordinaire. Revenez à la scène par l’action plutôt que d’ajouter un nouvel intitulé de scène principal pour un plan rapproché dans le même lieu.

Sur la page

Une ligne décisive pour l’histoire, sur un écran

INT. ARCHIVE - NIGHT

Mara opens the recovered email.

INSERT - LAPTOP SCREEN

SUBJECT: HARBOR CAMERA 4

Delete the footage before sunrise.

Mara checks the clock: 5:41 A.M.

Pratique actuelle

Séparer l’information lisible du décor d’interface

Choix courant

Le lecteur a besoin des mots exacts qui changent la scène et d’assez de contexte pour savoir où ils apparaissent. Il a rarement besoin de chaque menu, horodatage, icône, en-tête d’e-mail ou choix graphique qui entoure ces mots.

Variantes admises

Dans l’action

Choix courant

Un panneau, un titre de journal ou une note courte peut rester dans le paragraphe d’action quand il se lit naturellement et ne demande pas de temps visuel distinct.

Un INSERT dédié

Selon le contexte

Donnez à l’objet sa propre ligne de plan en capitales quand l’attention rapprochée du public, le moment de la révélation ou le retour à la scène environnante comptent.

Correspondance plus longue

Selon le contexte

Résumez ce qui est survolé et ne citez que les lignes qui doivent être lues mot pour mot. Une voix off peut l’accompagner si le film utilise réellement une voix, mais un texte écrit n’est pas un dialogue par défaut.

Là où les scénaristes avisés divergent

INSERT, ON SCREEN, CLOSE ON et une simple mention dans l’action apparaissent tous dans des scénarios professionnels. Le choix tient en partie au ton, en partie à l’emphase. Un scénario spéculatif peut s’affirmer visuellement quand la révélation dépend du cadrage, mais une information écrite ordinaire ne devient pas plus claire simplement parce qu’on l’étiquette comme un plan.

Erreurs à éviter

  • Créer un nouvel intitulé de scène INT./EXT. pour un plan rapproché qui ne quitte jamais le lieu établi.
  • Mettre des mots muets en forme de dialogue, ce qui indique au lecteur de les entendre prononcés.
  • Recopier un e-mail, un article ou une interface entiers alors qu’une seule ligne compte pour l’histoire.
  • Compter sur la couleur, un faux cadre d’appareil ou une typographie minuscule qui risquent de ne pas survivre à l’export PDF.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Gardez le texte écrit lisible dans un PDF normal à un zoom ordinaire et ne citez que le texte essentiel à l’histoire. Évitez les captures d’écran intégrées et les fausses interfaces décoratives, sauf si le destinataire les autorise expressément.

Version de production

Les graphismes d’écran, les autorisations, la localisation, les horodatages exacts et le comportement des appareils peuvent demander un processus de production distinct. Conservez les mots approuvés dans le scénario pendant que ces départements affinent le design final de l’écran.

Travailler dans Plot

Dans Plot, écrivez la ligne d’insert et les mots lisibles comme de l’action, et gardez le dialogue pour les paroles entendues. Le plan rapproché reste dans sa scène : la liste des scènes et le dépouillement comptent un seul lieu, pas un nouveau.

Questions des scénaristes

Qu’est-ce qu’un INSERT dans un scénario ?

Un plan rapproché sur quelque chose que le public doit lire ou remarquer, comme une note, un écran ou une photo, écrit sur sa propre ligne en capitales. Il reste dans la scène en cours et n’a donc pas besoin d’un nouvel intitulé de scène INT. ou EXT.

Comment revenir à la scène après un insert ?

Poursuivez avec une ligne d’action, ou écrivez BACK TO SCENE quand le retour doit être signalé. Évitez d’ajouter un nouvel intitulé de scène principal pour un plan rapproché qui n’a jamais quitté le lieu.

Faut-il mettre une lettre ou un e-mail en forme de dialogue ?

Seulement si une voix les lit à haute voix. Les mots que le public lit appartiennent à l’action. Ne citez que les lignes qui comptent pour l’histoire et résumez ce que le personnage survole.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

11. Action continue et ellipses

Mettre en page l’action continue, SAME, LATER et les ellipses dans un scénario

CONTINUOUS pour un mouvement ininterrompu vers un nouveau lieu, SAME pour un temps simultané, et un simple temps d’action ou une nouvelle indication de moment pour un vrai saut.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Utilisez CONTINUOUS quand l’action passe directement d’un lieu à un autre sans interruption, par exemple quand on suit quelqu’un à travers une porte. Utilisez SAME quand une nouvelle scène se déroule au même moment que la précédente sans former forcément un mouvement continu. Pour une vraie ellipse, indiquez le temps écoulé dans l’action ou employez une indication claire comme LATER dans l’intitulé de scène, si le lecteur comprend à quoi elle se rapporte ; n’utilisez pas CONTINUOUS au seul motif que deux scènes se suivent.

Sur la page

Un mouvement continu, puis une vraie ellipse

INT. ARCHIVE - NIGHT

Mara shoulders through the fire door.

EXT. ARCHIVE ROOF - CONTINUOUS

Rain catches her before the door slams shut.

THREE HOURS LATER

The rain has stopped. Mara has not moved.

Pratique actuelle

Nommer la relation temporelle que vit le public

Choix courant

CONTINUOUS décrit une action ininterrompue qui franchit la limite d’un lieu, SAME la simultanéité, LATER ou une ligne d’action le temps écoulé. Choisir la relation exacte sert davantage que de varier les mentions par goût du style.

Variantes admises

Temps écoulé dans l’action

Choix courant

Une ligne d’action distincte comme THREE HOURS LATER est directe et visible, et évite de transformer une formule relative en donnée de lieu pour la production.

LATER dans l’intitulé de scène

Selon le contexte

INT. ARCHIVE — LATER fonctionne quand le lieu est rétabli et que la référence temporelle précédente est assez proche pour être sans équivoque.

Un nouveau DAY ou NIGHT

Selon le contexte

Donnez un nouveau moment de la journée concret quand l’ellipse change la période de tournage ou quand LATER rendrait le plan de travail et l’image moins clairs.

Là où les scénaristes avisés divergent

Certains scénaristes réservent CONTINUOUS à un plan réellement continu ; d’autres l’emploient plus largement pour une action ininterrompue entre des espaces voisins. Les deux lectures existent. Si la distinction pèse sur la mise en scène, décrivez le mouvement lui-même pour que la scène reste claire sans dépendre du seul suffixe.

Erreurs à éviter

  • Employer CONTINUOUS comme synonyme de la scène suivante sur la page.
  • Employer SAME alors que l’histoire avance dans le temps ; SAME exprime la simultanéité, pas la proximité.
  • Écrire LATER après une longue séquence intermédiaire qui brouille le point de référence.
  • Mettre dates, durées et explications dans chaque intitulé de scène au lieu d’utiliser l’action quand c’est approprié.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Choisissez la mention la plus courte qui permet au lecteur de situer la scène dans le temps. Une version de lecture gagne davantage à un mouvement temporel clair qu’à un relevé exhaustif des catégories du plan de travail.

Version de production

Les indications de moment influent sur le dépouillement et le plan de travail, si bien qu’une production peut harmoniser LATER, SAME, l’aube ou les séquences continues. Coordonnez ces changements au lieu de réviser en silence des scènes verrouillées.

Travailler dans Plot

Dans Plot, chaque changement de lieu est un intitulé de scène, et le moment que vous lui donnez — CONTINUOUS, SAME, LATER — s’affiche à côté du lieu dans la liste des scènes. Placez un carton de temps écoulé comme THREE HOURS LATER dans l’action, où il se lit comme du récit et non comme le moment de la journée d’une scène.

Questions des scénaristes

Quelle différence entre CONTINUOUS et SAME ?

CONTINUOUS signifie que l’action passe sans interruption dans le nouveau lieu, comme quand on suit quelqu’un à travers une porte. SAME signifie que la nouvelle scène se déroule au même moment que la précédente, sans mouvement continu pour les relier.

Que signifie MOMENTS LATER dans un intitulé de scène ?

Un court bond en avant, généralement de retour dans un lieu que le lecteur vient de voir. Employez-le quand on voit bien par rapport à quoi c’est plus tard ; pour un écart plus long ou moins évident, dites dans une ligne d’action combien de temps a passé.

Puis-je utiliser CONTINUOUS pour des scènes qui se suivent simplement ?

Non. Des scènes voisines ne sont pas continues par défaut. Réservez CONTINUOUS à une action ininterrompue lors d’un changement de lieu ; sinon, utilisez un moment de la journée ordinaire ou LATER.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

12. Cold open, actes et tag

Mettre en page cold opens, fins d’acte et tags dans un scénario de série

Suivez le modèle actuel de la série visée : certains épisodes titrent chaque acte publicitaire, beaucoup de specs de streaming coulent comme un long métrage, sans coupures imprimées.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Utilisez le format actuel de la série ou du destinataire pour qui vous écrivez. Dans un scénario découpé en actes, placez TEASER ou COLD OPEN et chaque titre ACT sur sa propre ligne centrée, généralement en début de page, et ne marquez la fin d’un acte que si le modèle l’attend. Un TAG est une courte partie finale après le dernier acte ; dans un scénario découpé en actes, il s’ouvre sur une nouvelle page sous son propre titre centré, comme un acte. N’inventez pas de fins d’acte pour un format de streaming ou premium qui n’en utilise pas.

Sur la page

Une coupure titrée dans un modèle d’épisode découpé en actes

COLD OPEN

INT. SERVICE ELEVATOR - NIGHT

Every floor button lights at once.

END OF COLD OPEN


ACT ONE

INT. LOBBY - MORNING

Pratique actuelle

Le modèle du destinataire l’emporte sur tout nombre d’actes universel

Pratique en évolution

Les scénarios pour les networks, le câble, le streaming, le single-camera et le multi-caméra ne partagent pas un même schéma d’actes. La structure publicitaire et le style maison évoluent sans cesse, si bien qu’un scénario récent comparable ou un modèle fourni vaut mieux qu’une formule générique fondée sur le nombre de pages.

Variantes admises

Écrire dans le format d’une série existante

Largement attendu

Pour un épisode d’essai, suivez la structure actuelle des scénarios produits de la série, y compris ses titres, son nombre d’actes, ses capitales et ses sauts de page.

Un pilote original

Selon le contexte

Choisissez le format le plus plausible pour le marché visé et tenez-vous-y. Un cold open et un tag sont des outils de récit, pas des ornements obligatoires pour chaque scénario de trente minutes.

Formats de streaming et premium

Pratique en évolution

Beaucoup de scénarios sans contrainte publicitaire omettent les fins d’acte imprimées tout en gardant des retournements comparables à des actes. Les consignes actuelles du destinataire doivent décider du format de la page.

Là où les scénaristes avisés divergent

Les nombres d’actes et les objectifs de pages sont souvent répétés comme des règles, alors qu’ils varient selon la chaîne, l’époque, la durée et la série. On peut raisonnablement structurer le même pilote de différentes façons ; ce qui n’est pas souple, c’est de prétendre qu’une recette générique en quatre, cinq ou six actes représente tous les modes de travail actuels des séries.

Erreurs à éviter

  • Recopier un nombre d’actes d’un guide générique sans vérifier la série visée ou le destinataire.
  • Traiter COLD OPEN, TEASER et TAG comme des fonctions de récit interchangeables parce que leurs titres se ressemblent.
  • Ajouter des mentions END OF ACT ou des sauts de page forcés que le modèle choisi n’utilise pas.
  • Utiliser les marges d’un long métrage pour une livraison multi-caméra dont le modèle fourni a un espacement et des conventions sensiblement différents.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Vérifiez dans les consignes de la résidence, de la writers’ room, du cours ou de l’agent le format et les limites de pages, puis comparez avec un scénario récent de la série la plus proche. N’employez des actes titrés que si ces éléments le justifient.

Version de production

Dès qu’une série prend le scénario en main, ses coordinateurs et ses modèles régissent les titres d’acte, les numéros de scène, les sauts de page, les marques de révision et les en-têtes. Préservez cette structure maison dans chaque version diffusée.

Travailler dans Plot

Dans Plot, écrivez COLD OPEN, chaque titre ACT et END OF ACT en texte centré, et commencez chaque acte sur sa propre page avec un saut de page. Les titres d’acte restent distincts de vos intitulés de scène : la liste des scènes et le dépouillement ne suivent que les vraies scènes, et le PDF comme le FDX gardent chaque coupure là où vous l’avez placée.

Questions des scénaristes

Le tag commence-t-il sur une nouvelle page, ou peut-il partager la page du dernier acte ?

Dans un scénario découpé en actes, il commence généralement sur une nouvelle page. Traitez le TAG comme un acte de plus : fermez le dernier acte, avec END OF ACT si votre modèle l’utilise, puis ouvrez le TAG sous son propre titre centré en haut de la page suivante. Dans un scénario sans fins d’acte imprimées, la scène finale suit simplement les autres.

Quelle différence entre un cold open et un teaser ?

Dans l’usage actuel, ils désignent la même chose : la ou les scènes avant l’acte un. TEASER est l’ancien terme des networks ; COLD OPEN est courant dans les comédies et dans beaucoup de scénarios récents. Employez le terme qu’utilise la série pour laquelle vous écrivez.

Faut-il END OF ACT à la fin de chaque acte ?

Seulement si le modèle que vous suivez l’utilise. C’est l’usage dans beaucoup de scénarios découpés en actes, sans être obligatoire, et les scénarios sans fins d’acte imprimées s’en passent entièrement.

Combien d’actes doit compter un scénario de série ?

Cela dépend de la série, de la chaîne et de l’époque. Les épisodes de network ont connu plusieurs nombres d’actes différents, et beaucoup de scénarios de streaming n’impriment aucune fin d’acte. Alignez-vous sur un scénario récent de la série ou sur le format demandé par le destinataire, pas sur un nombre générique.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

13. Pre-laps et ponts sonores

Mettre en page un pre-lap dans un scénario

Quand le son de la scène suivante précède son image, écrivez-le juste au-dessus de la scène à laquelle il appartient : (PRE-LAP) pour une réplique, une ligne PRE-LAP dans l’action pour un son.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Un pre-lap est un son de la scène suivante qui commence avant que l’on coupe vers elle. Pour un dialogue, terminez la scène sortante par le nom du prochain personnage qui parle, marqué (PRE-LAP), et sa réplique, puis écrivez le nouvel intitulé de scène. Pour un bruitage ou de la musique, une seule ligne d’action qui commence par PRE-LAP, suivie du son (A guitar chord is struck, par exemple), suffit. Dans les deux cas, placez-le juste au-dessus de la scène à laquelle il appartient.

Sur la page

Une réplique qui arrive avant sa scène

INT. MARA'S KITCHEN - NIGHT

Mara stares at the unopened letter.

ELI (PRE-LAP)

You opened it, didn't you?

INT. ELI'S CAR - MORNING

Eli waits at the curb, phone to his ear.

Pratique actuelle

Placer le son au-dessus de la scène à laquelle il appartient

Choix courant

Un pre-lap se trouve à la fin de la scène sortante, juste avant l’intitulé de la scène dont il est le son. La mention indique au lecteur de l’entendre en avance ; l’intitulé qui suit lui dit d’où il vient.

Variantes admises

Pre-lap de dialogue

Choix courant

Mettez PRE-LAP entre parenthèses après le nom du personnage, comme on le fait pour V.O. ou O.S., afin que la réplique se lise comme un dialogue qui arrive avant son image.

Pre-lap de son ou de musique

Selon le contexte

Écrivez une ligne d’action qui commence par PRE-LAP, suivie du son, comme A guitar chord is struck. Les propres conseils de Final Draft la mettent en italique ; la mention porte le sens à elle seule si l’italique disparaît lors d’un export ultérieur.

Le montage fixe le chevauchement

Propre à la production

Le moment exact où le son commence se décide en salle de montage. Le scénario consigne l’intention ; il ne chronomètre pas le chevauchement en secondes ou en images.

Là où les scénaristes avisés divergent

Certains scénaristes marquent un pre-lap comme une extension du nom de personnage, d’autres comme une ligne indépendante, et d’autres décrivent le pont dans une action ordinaire (on entend Eli avant de le voir). Toutes ces formes se lisent clairement dès que le lecteur sait à quelle scène appartient le son. La différence est surtout typographique ; c’est l’emplacement, juste au-dessus du nouvel intitulé de scène, qui fait fonctionner le procédé.

Erreurs à éviter

  • Placer la réplique en pre-lap après le nouvel intitulé de scène, où elle se lit comme un dialogue ordinaire de cette scène.
  • Marquer un pre-lap V.O., ce qui suggère une narration ou une voix à distance plutôt qu’un son qui arrive en avance.
  • Recourir au pre-lap à chaque transition, jusqu’à ce que le procédé ne se remarque plus.
  • Chronométrer le chevauchement en secondes ou en images, une décision qui revient au montage.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Un pre-lap peut affûter une transition dans un scénario spéculatif, mais il reste un procédé. Employez-le là où le chevauchement a du sens, comme une réponse qui arrive avant la fin de la scène de la question, plutôt que d’en faire un style maison pour chaque coupe.

Version de production

En production, le pre-lap devient une note pour le montage et le son. Gardez la réplique et son emplacement stables dans les pages révisées, pour que le montage et le scénario restent d’accord sur la scène à laquelle appartient le son.

Travailler dans Plot

Dans Plot, terminez la scène sortante par le nom du personnage et sa réplique, en tapant (PRE-LAP) après le nom. La réplique compte dans le dialogue de ce personnage, et le nom s’imprime et s’exporte vers Final Draft exactement comme vous l’avez écrit. Pour un pre-lap de son ou de musique, utilisez une ligne d’action juste au-dessus de l’intitulé de scène suivant.

Questions des scénaristes

Où placer un pre-lap, avant ou après le nouvel intitulé de scène ?

Avant. La réplique ou le son en pre-lap se trouve à la fin de la scène sortante, juste au-dessus de l’intitulé de la scène d’où il vient : le lecteur l’entend en avance, puis voit à quelle scène il appartient.

Un pre-lap, est-ce la même chose qu’un V.O. ?

Non. V.O. signale une voix extérieure à la scène montrée, comme une narration. Un pre-lap est un dialogue ou un son ordinaire de la scène suivante, entendu un instant avant que l’on coupe vers elle.

Un pre-lap peut-il être de la musique ou un bruitage ?

Oui. Écrivez-le sur une seule ligne d’action qui commence par PRE-LAP, suivie du son (A guitar chord is struck, par exemple), juste au-dessus de la scène à laquelle le son appartient.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

14. Chansons et paroles

Mettre en page des paroles de chanson dans un scénario

Distinguez le chant de la parole (italique ou capitales, un vers par ligne) et ne citez que les paroles dont la scène a vraiment besoin.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Placez le nom du personnage qui chante au-dessus de la chanson et donnez à chaque vers chanté sa propre ligne, pour qu’il se lise comme un vers et non comme de la prose. Distinguez le chant de la parole par l’italique ou les capitales, gardez une seule convention pour toutes les chansons et ajoutez l’incise (singing) la première fois. Ne citez que les paroles dont la scène a besoin ; pour une chanson en fond sonore, décrivez-la plutôt dans l’action.

Sur la page

Un moment chanté distingué de la parole

INT. HARBOR BAR - NIGHT

Mara steps up to the microphone. The room keeps talking.

MARA

(singing)

The last ferry's leaving,

and I'm still on the pier.

The room goes quiet.

Pratique actuelle

Donner au chant un autre aspect que la parole

Choix courant

Le lecteur doit savoir qu’une ligne est chantée avant de la lire. L’italique ou les capitales, avec chaque vers chanté sur sa propre ligne, y parviennent tous deux ; le choix compte moins que le fait de garder une même convention pour toutes les chansons du scénario.

Variantes admises

Paroles en italique

Choix courant

L’italique sous le nom du personnage qui chante garde la page calme et se lit clairement comme du chant. Des scénarios de comédies musicales produits ont employé cette forme.

Paroles en capitales

Choix courant

Les capitales, un vers chanté par ligne, sont l’autre convention de longue date. Elles ressortent davantage sur une page chargée et résistent à n’importe quelle police.

Citer la chanson au lieu de l’imprimer

Selon le contexte

Quand la musique existe déjà ou passe sous une scène, nommez la chanson ou décrivez-la dans l’action. Certaines comédies musicales écrites en parallèle de maquettes enregistrées renvoient à des morceaux au lieu d’imprimer toutes les paroles.

Là où les scénaristes avisés divergent

Il n’y a pas une seule forme correcte : des comédies musicales produites ont marqué les paroles en italique, en capitales, et même en couleur. Les lecteurs s’accordent sur deux points : les lignes chantées et parlées ne doivent pas se ressembler, et la convention adoptée pour la première chanson doit encore valoir pour la dernière.

Erreurs à éviter

  • Écrire les paroles d’un seul tenant, comme un paragraphe de prose, ce qui masque leur rythme et leurs retours à la ligne.
  • Passer de l’italique aux capitales d’une chanson à l’autre.
  • Imprimer en entier une chanson existante quand son titre et une phrase de description suffiraient.
  • Laisser le lecteur découvrir qu’une ligne est chantée seulement après plusieurs vers.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

En dehors d’une comédie musicale, gardez les chansons courtes sur la page. Le lecteur a besoin de la fonction dramatique de la chanson, pas de chaque couplet, et une description d’une ligne sert souvent mieux un scénario spéculatif que des paroles imprimées.

Version de production

Toute chanson existante utilisée par une production doit faire l’objet d’une autorisation, ce qui relève de la production et non de la version du scénario. Les paroles originales sont souvent arrêtées avec l’équipe musicale : révisez-les par le processus de révision habituel du scénario, comme n’importe quel dialogue.

Travailler dans Plot

Dans Plot, placez le nom du personnage qui chante au-dessus de la chanson et utilisez l’élément Lyrique pour chaque vers chanté ; Plot met les paroles en italique sur la page et dans le PDF, pour qu’elles se lisent comme du chant et non comme de la parole. Les paroles importées de Final Draft arrivent comme des paroles et repartent de la même façon vers le FDX.

Questions des scénaristes

Les paroles doivent-elles être en italique ou en capitales ?

Les deux sont admis. L’italique se lit plus discrètement ; les capitales ressortent davantage sur une page chargée. Choisissez l’un des deux et utilisez-le pour toutes les chansons du scénario, car c’est la cohérence qui indique au lecteur qu’une ligne est chantée.

Faut-il écrire toutes les paroles d’une chanson existante ?

En général, non. Nommez la chanson et décrivez ce qu’elle fait dans la scène. Imprimer une chanson existante ajoute des pages sans ajouter d’histoire, et toute chanson utilisée par une production doit de toute façon faire l’objet d’une autorisation.

Comment écrire une chanson qui passe en fond sonore ?

Dans l’action. Décrivez ce qui passe et le moment où cela compte (un juke-box lance une vieille ballade), et ne citez une parole que si les mots eux-mêmes portent un temps de l’histoire.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

Pour aller plus loin

15. Séquences de rêve

Mettre en page une séquence de rêve dans un scénario

Établissez qui rêve, marquez le début et la fin du rêve et montrez le retour à l’éveil, pour qu’un rêve ne soit jamais pris pour la réalité de l’histoire.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Établissez à qui appartient le rêve, généralement en montrant le personnage endormi, puis marquez le début avec DREAM SEQUENCE, soit sur sa propre ligne d’action, soit à la fin de l’intitulé de scène, et écrivez le rêve dans le format habituel du scénario. Terminez par END DREAM SEQUENCE et montrez le réveil, pour que le lecteur sache exactement quand la réalité reprend.

Sur la page

Un rêve encadré par ses marqueurs et le moment du réveil

INT. MARA'S BEDROOM - NIGHT

Mara sleeps, the unopened letter on her chest.

DREAM SEQUENCE

EXT. HARBOR PIER - DAY

The ferry is already gone. The letter in Mara's hand is blank.

END DREAM SEQUENCE

INT. MARA'S BEDROOM - NIGHT

Mara jolts awake.

Pratique actuelle

Marquer les limites, puis écrire normalement

Choix courant

À l’intérieur du rêve, intitulés de scène, action et dialogue fonctionnent exactement comme ailleurs. Ce qui le fait lire comme un rêve, c’est un marqueur clair à chaque extrémité et un rêveur que le lecteur peut nommer.

Variantes admises

Marqueurs autonomes

Choix courant

DREAM SEQUENCE et END DREAM SEQUENCE sur leurs propres lignes d’action encadrent un rêve qui s’étend sur plusieurs scènes.

Marqueur dans l’intitulé de scène

Selon le contexte

Ajouter le marqueur à l’intitulé — EXT. HARBOR PIER - DREAM SEQUENCE - DAY — convient à un rêve qui dure une scène. La fin doit tout de même être marquée.

Italique de bout en bout

Selon le contexte

Certains scénaristes mettent tout le rêve en italique en plus des marqueurs. Cela aide sur la page, mais l’italique peut se perdre quand un fichier change de format ; il ne doit donc jamais être le seul signal.

Là où les scénaristes avisés divergent

Les scénaristes sont partagés sur les rêves destinés à tromper le lecteur. Marquer le début vend la mèche ; ne pas le faire risque de donner au lecteur le sentiment d’avoir été floué quand le rêveur se réveille. Si vous omettez le marqueur, rendez le réveil indiscutable, et assurez-vous que le rêve mérite quand même sa place dans l’histoire.

Erreurs à éviter

  • Commencer un rêve sans établir à qui il appartient.
  • Laisser le lecteur se demander si le rêveur s’est réveillé.
  • Employer DREAM SEQUENCE et FLASHBACK indifféremment alors que l’histoire traite l’imagination et le souvenir différemment.
  • Compter sur le seul italique pour signaler le rêve.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Gardez les rêves courts, sauf s’ils portent l’histoire. Les lecteurs se méfient des rêves qui servent à un effroi facile ou à énoncer un thème ; des marqueurs clairs permettent de juger la scène sur ce qu’elle accomplit plutôt que sur la confusion qu’elle a causée.

Version de production

Un rêve reste une scène tournée, avec son lieu, sa distribution et son moment de la journée. Des intitulés de scène complets à l’intérieur permettent au dépouillement et au plan de travail de la traiter comme n’importe quelle autre scène.

Travailler dans Plot

Dans Plot, écrivez DREAM SEQUENCE et END DREAM SEQUENCE comme des lignes d’action et gardez des intitulés de scène ordinaires à l’intérieur du rêve. Les lieux du rêve restent de vrais intitulés de scène : ils apparaissent dans la liste des scènes et dans un dépouillement comme n’importe quelle autre scène.

Questions des scénaristes

DREAM SEQUENCE va-t-il dans l’intitulé de scène ou sur sa propre ligne ?

Les deux fonctionnent. Une ligne d’action autonome encadre un rêve qui s’étend sur plusieurs scènes ; ajouter DREAM SEQUENCE à l’intitulé convient à un rêve d’une seule scène. Quel que soit votre choix, marquez la fin du rêve.

Comment montrer qu’un personnage se réveille ?

Revenez au lieu réel du rêveur avec un intitulé de scène et montrez le réveil dans l’action : un sursaut, un souffle coupé, une alarme. END DREAM SEQUENCE avant cet intitulé rend la frontière indiscutable.

Sur la page, en quoi un rêve diffère-t-il d’un flashback ?

Un flashback montre quelque chose qui s’est produit ; un rêve montre quelque chose d’imaginé. Les marqueurs fonctionnent de la même façon, mais nommer correctement le procédé indique au lecteur comment lire la scène.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

16. Effets sonores et capitales

Faut-il écrire les effets sonores en capitales dans un scénario ?

Mettez en capitales un son, un accessoire ou une action seulement s’il doit sauter aux yeux, ainsi que le nom d’un personnage parlant à sa première apparition, pour que les capitales gardent un sens.

Sources vérifiées le · Article mis à jour le

Réponse directe

Mettre en capitales un son clé dans l’action (une porte qui SLAMS, un téléphone qui RINGS) est une manière courante de le faire porter, et beaucoup de scénaristes font de même pour un accessoire sur lequel l’histoire bascule. C’est une emphase, pas une obligation : employez-la avec parcimonie, car une page pleine de capitales ne signale plus rien. Par ailleurs, le nom d’un personnage qui parle s’écrit par convention en capitales à sa première apparition.

Sur la page

Des capitales réservées à ce que le public doit remarquer

INT. ARCHIVE - NIGHT

Mara lifts the blue box. Something inside RATTLES.

Down the corridor, a door SLAMS.

ELI (40s, rain-soaked, out of breath) fills the doorway.

ELI

Put it down.

Pratique actuelle

Les capitales sont une emphase : rationnez-les

Choix courant

Les conseils de Final Draft citent les effets sonores, accessoires et actions clés comme pouvant prendre des capitales, et préviennent qu’en abuser ralentit la lecture et dilue l’emphase. Un lecteur qui ne parcourrait que les capitales d’une page devrait y trouver ses sons et ses objets les plus importants.

Variantes admises

Sons clés

Choix courant

Mettez en capitales le mot du son lui-même (SLAMS, RATTLES) quand le public doit le remarquer : un indice, une menace ou le déclencheur de ce qui suit.

Présentation des personnages

Largement attendu

Le nom d’un personnage parlant en capitales à sa première apparition est l’une des conventions les plus constantes du scénario de long métrage. Ensuite, le nom revient en casse normale dans l’action.

Plus ou moins, selon les scénaristes

Pratique en évolution

Certains scénaristes emploient les capitales plus librement pour donner du rythme à une scène d’action, d’autres n’en mettent jamais aux sons. Les deux pratiques ont cours ; l’essentiel est que le choix paraisse délibéré.

Là où les scénaristes avisés divergent

Certains scénaristes voient dans les sons en capitales un reste des versions de tournage et les retirent d’un scénario spéculatif ; d’autres s’en servent comme d’un outil de rythme. Aucun des deux choix n’est faux. Ce qui paraît négligé, c’est l’incohérence : des capitales qui apparaissent pour des sons anodins et disparaissent pour les sons importants.

Erreurs à éviter

  • Mettre en capitales chaque son, chaque accessoire et chaque verbe, jusqu’à ce que plus rien ne ressorte.
  • Employer des capitales pour insister dans le dialogue, où elles se lisent comme des cris.
  • Oublier les capitales à la première apparition d’un personnage parlant, ou les répéter à chacune de ses entrées.
  • Laisser les capitales remplacer une description vivante du son.

Soumission ou production

Version de soumission ou de lecture

Dans un scénario spéculatif, les capitales doivent rendre la lecture plus rapide, pas plus bruyante. Mettez en capitales les quelques sons et objets qui font basculer une scène, et laissez le reste de l’action se suffire à lui-même.

Version de production

Les sons et accessoires en capitales peuvent aider les départements à repérer ce dont une scène a besoin, mais c’est le dépouillement de la production qui décide de ce qui est retenu. Gardez une emphase cohérente une fois les pages diffusées, pour que les pages révisées correspondent à celles déjà utilisées.

Travailler dans Plot

Dans Plot, c’est vous qui placez les capitales dans l’action : tapez SLAMS ou RATTLES partout où un son doit porter, et le nom d’un nouveau personnage en capitales à sa première apparition. Les intitulés de scène, les noms de personnage et les transitions passent d’eux-mêmes en capitales pendant la frappe et dans le PDF ; les seules capitales de vos lignes d’action sont donc celles que vous avez choisies.

Questions des scénaristes

Les effets sonores doivent-ils être en capitales dans un scénario ?

Non. Mettre un son clé en capitales est une convention courante d’emphase, pas une règle de mise en page. Réservez-la aux quelques sons que le public doit remarquer et laissez les sons ordinaires en casse normale.

Pourquoi le nom d’un personnage est-il en capitales à sa première apparition ?

Cela signale un nouveau personnage parlant au lecteur et au casting. Après cette première présentation, le nom revient en casse normale dans l’action ; le nom de personnage au-dessus du dialogue est toujours en capitales.

Faut-il mettre les accessoires en capitales ?

Seulement quand un accessoire compte pour l’histoire : l’arme, la lettre, la clé. Les versions de tournage en mettent parfois davantage pour le département des accessoires, mais un scénario spéculatif se lit mieux quand les capitales sont réservées à ce qui fait basculer une scène.

Que signifie SFX dans un scénario ?

En général, les effets sonores. Sur un tournage, le terme désigne souvent plutôt les effets spéciaux : des effets physiques sur le plateau, comme la pluie, le feu ou le verre cassable, par opposition aux effets visuels ajoutés plus tard. Les textes radiophoniques et de fiction audio commencent une ligne par SFX suivi de deux-points, pas un scénario. Écrivez le son dans l’action et ne le mettez en capitales que s’il doit porter.

Sources et contexte

Ces sources documentent la pratique actuelle du scénario, les recommandations des éditeurs de logiciels ou le déroulement de la production. Le style du scénario reste souple, et toute consigne de livraison ou règle de soumission fournie par le destinataire prime.

Pour aller plus loin

  • Outil gratuit de dépouillement de scénario

    Rassemble les mots qu’une version met en capitales dans l’action en une liste d’accessoires possibles, à côté de la distribution, des lieux et des huitièmes, dans votre navigateur. Les mots sonores anglais courants comme SLAM sont écartés.

    https://www.inkwell.software/fr/tools/script-breakdown